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L'Union européenne condamne fermement l'assassinat de deux journalistes en Somalie et réaffirme son soutien à tous ceux qui oeuvrent en faveur de la liberté d'expression et luttent pour garantir l'existence de médias impartiaux et la diffusion d'informations exactes.
Mahad Ahmed Elmi et Ali Iman Shamarke étaient des personnalités importantes en Somalie et leur travail était essentiel pour promouvoir la démocratie et la réconciliation. Rien ne saurait justifier les actes d'agression ou d'intimidation à l'encontre de ceux qui expriment leur opinion, qui sont protégés par l'article 19 du Pacte relatif aux droits civils et politiques, entré en vigueur en Somalie le 24 avril 1990.
L'UE rappelle aux autorités somaliennes que la responsabilité leur incombe de mettre un terme à l'impunité et elle leur demande instamment d'ouvrir une enquête impartiale sur ces meurtres, ainsi que sur les autres cas de harcèlement et crimes commis contre des journalistes qui ont été signalés.
L'assassinat de ces deux journalistes souligne qu'il est urgent que toutes les parties en présence en Somalie s'emploient à trouver une solution politique à la crise et qu'il importe que la Conférence de réconciliation nationale lancée le 15 juillet à Mogadiscio s'attache à examiner les questions de fond. Les journalistes ont incontestablement un rôle essentiel à jouer pour que ce processus de réconciliation aboutisse. Seule leur action peut permettre de porter à la connaissance de la population somalienne, dans le pays et au delà, les positions des différents participants à ladite conférence et, par là même, faire en sorte que celle ci n'exclue personne, condition sine qua non de son succès.
La Turquie, la Croatie* et l'ancienne République yougoslave de Macédoine*, pays candidats, l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine, la République de Moldavie, l'Arménie et la Géorgie se rallient à la présente déclaration.
* La Croatie et l'ancienne République yougoslave de Macédoine continuent à participer au processus de stabilisation et d'association.
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