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«Aujourd'hui nous signons le Traité de Lisbonne. Et l'idée qui nous anime au cours de cette cérémonie de signature est simple : faire avancer le projet européen.» C'est sur ces mots que le président en exercice du Conseil européen et Premier ministre du Portugal a donné le coup d'envoi de cette cérémonie de signature du Traité de Lisbonne qui a rassemblé au monastère des hiéronymites - «Mosteiro dos Jerónimos» - les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne.
«Avec le Traité de Lisbonne, l'Europe a enfin raison de l'impasse politique et institutionnelle qui a limité sa capacité d'action ces dernières années. Transposer cette impasse a commencé lorsque, face aux doutes et aux incertitudes, le trio des présidences - allemande, portugaise et slovène - a assumé qu'il était prioritaire d'élaborer un nouveau traité».
Pendant son discours, José Sócrates a encore souligné l'engagement de la chancelière allemande, Angela Merkel, «qui a su obtenir un mandat sans lequel il n'aurait pas été possible de parcourir ce chemin» mais aussi celui du président de la Commission, José Manuel Durão Barroso, «de toute l'aide donnée à la présidence portugaise pour parachever ce Traité», ainsi que l'appui apporté par le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, et par les groupes parlementaires «pendant les dures tractations qui ont précédé cet accord».
De l'avis du président en exercice de l'UE, le Traité de Lisbonne relèvera un défi central, celui de la citoyenneté, d'emblée il "reconnaît à cette Charte sa pleine valeur juridique".
Le libellé réaffirme l'engagement de l'UE à l'égard des valeurs identitaires du projet européen :"la légalité démocratique, le respect des droits fondamentaux, les libertés communautaires, l'égalité des chances, la solidarité, l'accès à la justice, le respect à l'égard du pluralisme et de la diversité de nos sociétés".
"Le projet européen est un projet fondé sur l'égalité entre les Etats, sur le respect mutuel, sur l'étroite coopération et sur la tolérance. Le projet européen n'efface ni n'amoindri les identités nationales, pas plus que les intérêts spécifiques des Etats, à l'inverse puisqu'il fournit un cadre de régulation multilatérale au bénéfice de l'ensemble et de chacune des parties qui y participent. C'est pourquoi le projet de l'Union politique et économique de l'Europe continue à être une source d'inspiration pour d'autres continents et un terme de référence pour un monde en quête d'institutions, de principes et de règles passibles de contribuer à une régulation à l'échelle mondiale.", a-t-il dit.
Au cours de son allocution, José Sócrates a rappelé que ce fut en ce même lieu, le «Mosteiro dos Jerónimos», que le Portugal signait, en 1985, le traité marquant son adhésion à la Communauté économique européenne (CEE), à l'époque : "J'aimerais que vous sachiez que c'est un honneur pour mon pays que ce même lieu abrite la signature d'un nouveau traité pour l'avenir de l'Europe. Et l'honneur est d'autant plus grand du fait que ce traité prenne le nom de Lisbonne, la ville où les 27 Etats membres ont scellé leur accord."
Pour le Premier ministre portugais, le Traité de Lisbonne ne représente nullement la fin de l'histoire de l'UE : "Il y aura toujours de nouvelles pages d'histoire à écrire". Par contre, "ce traité constitue un moment nouveau de l'aventure européenne et du futur de l'Europe. Et nous envisageons ce futur avec la même âme de toujours : sûrs de nos valeurs, confiants de notre projet, confortés dans notre Union."
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